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Entretien avec Nicolas Sallé (réalisateur du Brame du Cerf) Slow TV

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 Il y a dans la Slow TV quelque chose qui ressemble à une provocation tranquille. Pas de rebondissements, pas de climax, pas même de fil narratif à proprement parler. Juste le temps qui passe, un paysage qui respire, des animaux qui vivent leur vie indifférents à la caméra. Et pourtant, des millions de spectateurs s'y arrêtent.  La Slow TV a été popularisée en Scandinavie, en 2009, sous l'impulsion de la chaîne publique norvégienne NRK. Des programmes anti-dramatiques par principe — un trajet de train filmé en temps réel, une croisière côtière sur plusieurs jours, un feu de cheminée de huit heures — qui ont pourtant réuni des millions de téléspectateurs, au point de faire entrer un nouveau mot dans le vocabulaire des médias. Le genre repose sur un pari radical : ne rien faire advenir, laisser venir, et faire confiance au spectateur pour s'y installer. En France, c'est Eden Production, avec le soutien de France Télévisions, qui ouvre le chemin. Nicolas Sallé en est l...

HOTEL MONTEREY (Babette Mangolte)

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Babette Mangolte on HOTEL MONTEREY preceded by LA CHAMBRE | TIFF 2019 (YouTube) 58' (TIFF) 11 nov 2019 "Cinematographer Babette Mangolte, a longtime friend and collaborator of Chantal Akerman’s, joins us to present two of their earliest films together, consider the influence of the New York structural-film movement on Akerman’s work, and reflect on the filmmaker’s legacy Guest: Babette Mangolte Babette Mangolte is an experimental filmmaker and photographer based in New York. Her most recent solo shows include I = Eye at Kunsthalle Wien and Spaces to SEE at Rochechouart Musée d'Art Contemporain. She is currently completing a feature film and her next project is a book about photography. La Chambre (Chantal Akerman) BELGIUM, USA | 1972 | Silent 11 minutes A horizontal pendant to Hôtel Monterey's stacked verticality, La Chambre describes a continuous, 360-degree pan around Akerman's Spring Street apartment, depicting the filmmaker reclining on a bed like an odalisqu...

Dry Leaf (Spéculations) podcast FRANÇAIS

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SPÉCULATIONS : DRY LEAF (Alexandre Koberidze) (YouTube) 53'12" (SPÉCULATIONS) 23 juillet 2026 "A l'occasion de la sortie en salles le 8 juillet de Dry Leaf, dernière réalisation du géorgien Alexandre Koberidze (que l'on avait pu découvrir avec Sous le ciel de Koutaïssi en 2021), Matthias, Théodora, Charles et Aubry reviennent sur cette sortie pas comme les autres. Filmé à l'aide d'un Sony Ericsson W595, le film impose l'étrangeté de son image pixelisée basse-définition autant que sa ritournelle contemplative sur plus de trois heures durant, suivant la recherche décousue d'un père. Intriguant, déroutant, ce dispositif singulier aux antipodes des courses à la technologie menées par Hollywood ne serait-il pas pour nous un moyen de déconstruire notre regard, de réinterroger et peut-être de retrouver, qui sait, un autre rapport au monde. Intervenant.es : Matthias Chouquer Théodora Olivi Charles Mérienne Aubry Piffault" * * * Et aussi un article ch...

Cinema as contemplation: medieval realism and spiritual silence in Ida (Sanjay Surin)

Latest addition to the Library page at Unspoken Cinema: "This article reinterprets Paweł Pawlikowski’s Ida (2013) as a form of mediated religious communication rooted in the theological and cultural tradition of medieval realism. Drawing on the ideas of Aquinas, Anselm, and Pseudo-Dionysius, it suggests that the film embodies a contemplative mode where truth, goodness, and beauty are regarded as ontological realities rather than subjective ideas. Through silence, stillness, vertical framing, and temporal restraint, Ida conveys a Catholic cultural imaginary that operates beneath explicit doctrine, influencing perception, memory, and moral values. Its formal austerity echoes apophatic theology and monastic practices such as lectio divina, serving as a non-discursive form of Catholic values. By embedding Holocaust trauma within spaces of ritual silence and architectural simplicity, Ida presents memory not as a narrative endpoint but as a mediated act of endurance. The film depicts c...

Kaili Blues : Les plis du temps (Christophe Bisson)

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"[..] Bi Gan ne sédimente rien. Sa mémoire est topologique, non géologique. Pas de couches qui s’empilent, mais une surface unique qui se retourne sur elle-même, comme un ruban de Möbius : on croit avancer sur l’envers du temps et l’on se retrouve, sans avoir traversé de bord, sur son endroit. C’est pour cela qu’il n’y a jamais de changement de grain chez Bi Gan, jamais de texture qui daterait une strate plutôt qu’une autre. L’Histoire ne se dépose pas au fond de l’image, elle hante l’espace tout entier. Dangmai est une zone de contamination temporelle, où passé, présent et futur circulent sur la même bande, sans jamais se croiser en un point qu’on pourrait localiser. [..]" Christophe Bisson; « Kaili Blues » : Les plis du temps ; 7 juillet 2026 ; chez Burdstack

Tsai Ming Liang's Trademarks (Bill Rwehera)

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  Seeing Patterns in the Films of Tsai Ming-liang (YouTube) 1'55" (Fandor) 24 Apr 2018 "Along with Hsiao-hsien Hou and Edward Yang, Tsai Ming-liang is one of the most celebrated directors of Second New Wave Taiwanese Cinema. He has made ten internationally acclaimed feature films —including Stray Dogs, now streaming on Fandor—that, along with telling unvarnished and complex stories of contemporary life in Taiwan and Malaysia, make use of a number of recurring themes and motifs: phone booths, sexuality, mirrors, and musical numbers, to name a few. This video dives into the aesthetic and thematic patterns of a daring yet subtle minimalist auteur, and the ways he uses his many trademarks."

La Libertad retrouvée (Critikat)

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  Rebonds - Lisandro Alonso, la Libertad retrouvée (YouTube) 31'01" (Critikat) 8 mai 2026 "C'est l'un des projets les plus singuliers présentés cette année au Festival de Cannes : vingt-cinq après son premier film, "La Libertad", Lisandro Alonso livre une suite aux déambulations de Misael, un bûcheron dont on suivait les actions prosaïques dans la forêt. En attendant donc "La Libertad Doble", il nous fallait réarpenter la nature luxuriante de la Pampa et revenir à ce film hybride, qui cultive à partir de presque rien un vertige. De quoi "La Libertad" est-elle le nom ? Le "slow cinéma" existe-t-il ? Alonso serait-il aujourd'hui, avec Weerasethakul, le dernier des modernes ? Toutes ces questions sont à l'honneur de ce nouvel épisode de Rebonds." Avec : Josué Morel et Robin Vaz. Voir aussi : La Libertad Doble (Critikat)

Entretien Olivier Zuchuat (Microciné)

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  Regarder tenir feat. Olivier Zuchuat (YouTube) 40'19" (Microciné Revue de Cinéma et de Télévision) 25 mars 2026 "À l’occasion de la parution de Attraits de la durée, Olivier Zuchuat revient sur un travail qui, sous des allures théoriques, reste profondément lié à une pratique du cinéma. Il ne cherche pas à redéfinir frontalement ce qu’est un film, mais à déplacer légèrement le point d’attention, à partir d’un élément simple — le plan — pour en éprouver les conséquences. L’idée, au fond, tient en peu de mots : le montage ne serait pas seulement ce qui relie les plans entre eux, mais ce qui s’opère déjà à l’intérieur du plan lui-même, dans sa durée, dans ses déplacements, dans la manière dont il organise l’espace et le temps. À partir de là, tout se reconfigure. Ce que l’on croyait stable — découpage, rythme, progression — devient plus incertain, plus diffus, comme si le film se mettait à respirer autrement. Certains exemples rendent cela immédiatement sensible. Dans les...

Free DIY Unspoken Cinema Merch (An Elephant Sitting Still)

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Tshirt anthracite < UNSPOKEN CINEMA > "Un plan séquence vaut mille raccords" (An Elephant Sitting Still/HU Bo) Image originale HD gratuite sur demande Anthracite Tshirt < UNSPOKEN CINEMA > "A Plan Sequence Is Worth Thousand Cuts" (An Elephant Sitting Still/HU Bo) Free HD original image upon request  

The Art of Slow Filmmaking (Cinora)

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  The Art of Slow Filmmaking : How to make a masterpiece gracefully (YouTube) 13'26" (Cinora) 7 Nov 2025 "Instead of racing through production, how would it look if we took filmmaking at a graceful pace, intentionally?"

Sinité du plan-séquence dans le cinéma chinois (Félicien Rioufol)

Dernière ajout à la page Bibliothèque (Library) sur Unspoken Cinema : "Il y aurait une sinité du plan-séquence chinois, une profonde interconnexion entre les traditions artistiques et philosophiques de la Chine et cette pratique cinématographique. Enraciné dans des concepts tels que le wuwei erwei et inspiré par l'esthétique du rouleau horizontal et du lavis. Le plan-séquence depuis ses débuts dans le cinéma chinois semble incarner une vision chinoise du temps et de l'espace. [..]" "On peut aisément avancer que le plan-séquence dans le cinéma chinois est le fruit d’une fraternité avec l’international slow cinema représenté par des réalisateurs asiatiques comme Apichatpong Weerasethakul ou Lav Diaz. Ainsi ce n’est pas une filiation avec un passé traditionnel mandarin qui expliquerait cette surprésence du plan-séquence dans le cinéma chinois de la sixième génération mais une connexion avec une mouvance actuel dans le cinéma asiatique. Lorsque l’on étudie le plan-...

Plans perdurant et points de montage (Olivier Zuchuat)

 Dernier ajout à la page Bibliothèque : "[..] Dans le cadre de ce travail d’analyse des structures du montage dans les films faisant appel aux plans de longue durée, il nous paraît fécond de proposer la notion plus réduite, moins ample et moins prescriptive, de cinéma de durée. Les films qui répondent à cette notion déploient une amplitude temporelle et une extension des plans qui enclenche une attention perceptive singulière, qui invite le regard à s’investir dans la durée étendue du plan, à se déplacer dans le cadre. La durée n’est pas ici synonyme de fixité, d’immobilisme, de pétrification ou de lenteur, mais davantage d’une extension spatiotemporelle à habiter. Ces plans sont souvent polarisés par une tension dialectique entre ce qui survient et ce qui insiste. Ce cinéma de durée offre souvent une poétique de l’insistance au sein de plans qui induisent des coalescences spatiotemporelles singulières dont il s’agit alors de faire l’expérience. Le cadre, tenu dans le temps sans ...

The Enigma of Terrence Malick (Auteur Cinema)

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  The Enigma of Terrence Malick (YouTube) 19'20" (Auteur Cinema) Nov 1st 2025

Bi Gan's Lucid Dream (Olivia)

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  visual essay: Bi Gan's Lucid Dream (YouTube) 5'22" (Olivia) 14 jan 2022

Long Take and Defamiliarization (Xu)

Latest addition to the Library page at Unspoken Cinema: "Even though slow cinema intends to have the audience attend to all the details of real life, it by no means tries to submerge the viewer within its mundaneness of it. Just the opposite, it tries to defamiliarize the audience with the images of life they experience. The perspective shaped by the long take fixes the viewer in a designated spot, at which the viewer becomes a bystander and gazer of other people’s life, since this kind of gaze is rare in real life.  The effort to introduce defamiliarization in slow cinema is triggered by the fact that the viewer finds it unattractive to watch something familiar on the screen. As mentioned earlier, according to Bazin, the aim of long-take photography is to preserve the spatial-temporal continuum so that the viewers are involved as much as possible as the duration of the long take is synchronized to the real-time that the viewer is experienci...

Flow ASL

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  from the film's own Instagram: @gzilbalodis Read also at Unspoken Cinema: Average Shot Length Average Shot Length in CCC

How to Lav Diaz (ralfBEL)

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  HOW TO LAV DIAZ | how to series EP.1 (YouTube) 10'04" (ralfBEL) 13 Feb 2024

Long Takes and Dedramatisation in Slow Cinema (Tyrone O'Neill)

Teddy O'Neill Slow Cinema FILM301 from Tyrone O'Neill on Vimeo . 4'41" (21 Sept 2023)  

In Praise of Long Takes (Auteur Cinema)

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  In Praise of Long Takes (YouTube) 9'16" Auteur Cinema (14 Jan 2024)

Menus-Plaisirs (Wiseman) review

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Menus-Plaisirs : Les Troisgros (2023) Frederick WISEMAN What you ought to know prior to watching this film The less information about this film, the more surprises the slow-burn discovery will get you, each step of the way. The faces of these chefs might not be familiar at first, but they’ll gradually grow on you… until you’re part of the family by the end. You might want to save a good moment of your time to complete this four-hour long observational documentary, as there is no built-in intermission. Like for all Wiseman’s recent films, this film spends longer than usual to foster acquaintance with the universe he’s studying. He observes carefully, patiently, the institutions of society and culture, one at the time, with a no-nonsense title naming its subject with exactitude. What you won’t see in this film: emotional music score, voiceover commentary, stars, competition, prices, money, waiting line, shouting orders, gratuitous insults, tears of despair or joy, food reviews, Instagra...