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Showing posts from April, 2008

Yumurta dans Le Monde

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Jean-Luc Douin écrit dans Le Monde , aujourd'hui, 22 avril 2008, à propos du film contemplatif Yumurta de Semih Kaplanoglu. extraits: Il y a d'abord ce plan d'une vieille femme qui marche dans une brume de campagne, sur fond sonore d'aboiements de chien, de chants d'oiseau. Elle sort du champ, définitivement. Et voilà maintenant Yusuf, libraire à Istanbul, poète. Voilà des informations distillées au fil d'images apparemment anodines, mais qui recèlent un sens caché : la voiture de Yusuf dans un long tunnel qui débouche sur la lumière, Yusuf assis près d'un corps recouvert d'un linceul, Yusuf devant une tombe et suivi comme son ombre par un petit garçon, Yusuf couché dans une forêt et réveillé par une nuée d'oiseaux. Bel exposé, au lyrisme discret et aux visions psychanalytiques, de ce que vient de vivre le héros, la mort de sa mère, son enterrement dans le village natal de Yusuf, un défilé d'émotions, chaos de sensations, qui le ramènent à sa

LINKS :: Aleksandr SOKUROV

Aleksandr SOKUROV / СОКУРОВ Александр (born 14 June 1951/Russia) = 56 yold in 2008 46 films / 20 screenplays (1st film: 1974/latest film: 2007) INSPIRED BY : Andrei Tarkovsky, Grigori Kozintsev? C.C.C. films : Alexandra (2007); The Sun (2004); Father and Son (2003); Elegy of a Voyage (2002); Moloch (1999); Confession (1998); A Humble Life (1997); Mother and Son (1996); Oriental Elegy (1996); Spiritual Voices (1995); Elegy from Russia (1992); Stone (1992); An Example of Intonation (1991); The Second Circle (1990); A Simple Elegy (1990); Mariya (1988) INFLUENCE ON : ? Quick scroll : BIBLIOGRAPHY ONLINE ARTICLES INTERVIEW SOKUROV TEXTS WEBSITES DOCUMENTARY Alexandra / Александра / Aleksandra (2007) - Cannes 2007 The Island of Sokurov (official website) Cinema Guild (official distributor website) " Sokourov à la frontière " By: Eugenio Renzi (Fév 2007, Cahiers du cinéma #620) [FRENCH] Cannes 2007 press kit PDF " Approche de Sokou

Chiarini on neorealism

In the 1993 book Teorie del cinema (1945-1990) (French translation, italicised passages are direct quotes from Chiarini), Fransesco Casetti relates the position of Italian critic Luigi Chiarini on neorealism : Le spectacle est une aire composite où dominent la splendeur scénographique et la volonté de raconter, l'attrait du public et le jeu de la fiction. Nous sommes dans la tradition de la mise en scène théâtrale, à qui le cinéma offre de nouvelles et plus amples possibilités techniques. Choisir au contraire la voie du film pur signifie renoncer aux filtres traditionnnels, c'est-à-dire à la fiction, à la narration et à la mise en scène et instituer un rapport direct avec la réalité. C'est la voie du néoréalisme, qui récupère ainsi la leçon qui était à l'origine déjà de celle de Lumière. Toutefois rapport direct à la réalité ne signifie pas absence de médiations : au metteur en scène revient toujours le devoir de réélaboration créative des données de départ. Simplement

Zavattini on neorealism

Italian Critic, Cesare Zavattini defines the revolution of Italian neorealismo, which was taken to more radical ends by Contemporary Contemplative Cinema. "Il faut que la distance entre la vie et le spectacle s'annule" "la véritable tentative ne consiste pas à inventer une histoire qui ressemble à la réalité, mais à raconter la réalité comme si c'était une histoire" "Il ne s'agit plus de faire devenir "réalité" (faire paraître vraies, réelles) les choses imaginées, mais de rendre les plus significatives possibles les choses telles qu'elles sont, celles-ci se racontant quasiement d'elles-mêmes" "Chaque moment est infiniment riche. Le banal n'existe pas" "[Dans la réalité] nous ne sommes ni bon, ni mauvais, ni des saints, ni des démons, nous sommes " "Aucun autre moyen d'expression n'a comme le cinéma cette capacité originelle et congénitale de photographier les choses qui, selon nous mériten

Lopate's Profane Meditation

Cited by Donato Totaro in his essay on Sokurov's Confession , Phillip Lopate talks about the CCC type of films in his recent collection of essays Totally, Tenderly, Tragically (1998). Lopate refers to such "moving" movie experiences as a form of profane meditation: "It may sound farfetched to speak of watching a movie as a meditative discipline... but parallels do exist. There is a familiar type of meditation called one-pointedness, which focuses the meditator's attention through the repetition of a single sound or mental image. Yet another meditation practice encourages the sitter to let thoughts fall freely and in a disorientated manner, without anchoring them to any one point. ...At first I used to resist my mind's wandering during such films, thinking I was wasting the price of admission. But just as in Buddhist meditation one is instructed not to brush aside the petty or silly thoughts that rise up, since these "distractions" are precisely th