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Showing posts from September, 2010

Flâneries urbaines sans parole

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Cruise 2010 by 永川 優樹 EIKAWA Yuki (egawauemon; 36 videos ) Amalfi - Italy (28 April 2010) 15'27" Xitang - China (22 Sept 2010) 13'04" Cappadocia - Turkey (20 Sept 2010) 7'35" Yakushima - Japan (14 Aug 2010) 6' Tokyo - Japan (13 May 2010) 19'28" Varanasi -India (21 March 2010) 10'25" Bangkok - Thailand (28 Fev 2010) 10'01" Fukuoka - Japan (11 Jan 2010) 10' Osaka - Japan (25 Nov 2009) 10' Kyoto - Japan (17 Oct 2009) 10' Walking in Tokyo by 永川 優樹 EIKAWA Yuki (egawauemon; 22 videos ) Asakusa, Tokyo - Japan (27 Aug 2009) 23' Shibuya, Tokyo - Japan (21 Apr 2009) 7'11" Shinjuku, Golden Town , tokyo - Japan (11 Apr 2009) 6'22" Ueno, Tokyo - Japan (30 Nov 2008) 9'45" Ginza, Tokyo - Japan (20 Sept 2008) director : 永川 優樹 EIKAWA Yuki (born in Nagasaki in 1978) EIKAWA Yuki released a Blu-ray/DVD ( official website ) "Cruising 17 cities in ten countries, every

Substance, absence (Balasubramaniam)

Alwar Balasubramaniam: Art of substance and absence ( TED Talk India , Nov 2009) 16'51" Alwar Balasubramaniam's sculpture plays with time, shape, shadow, perspective: four tricky sensations that can reveal -- or conceal -- what's really out there. At TEDIndia, the artist shows slides of his extraordinary installations. Sculptor, painter and printmaker Alwar Balasubramaniam makes work that crosses the boundary between art, perception and life

Winter Vacation (Thirion)

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Locarno #63. L’année 0.P. [= Olivier Père, nouveau directeur du festival] Antoine Thirion, 31 août 2010, Independencia "[..] Winter Vacation du Chinois Li Hongqi, Léopard d’Or 2010, a été présenté comme la « comédie la plus lente de l’histoire du cinéma ». [..] Winter Vacation est hélas loin d’être à la hauteur de son accroche. Certes, il fait son petit effet. Question comédie et lenteur, il est plus proche d’Albert Serra que d’Elia Suleiman – donc pas encore daté. Des grappes de personnages se croisent dans des photos panoramiques, se tiennent en respect ou s'ennuient, s’insultent, se filent des baffes et semblent attendre qu’on veuille bien leur dire à quoi jouer, bref : slapstick chinois, comique de masques, direction ludique et volontairement indécise. La structure du film est tout aussi élémentaire. Chaque séquence cible une génération : enfants, adolescents, oncles, parents, grand-parents ; la boucle est bouclée par d’insistantes scènes d’incommunicabilité entre les pre

La poésie introvertie (Bal)

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"Miel" et "Milk" : Kaplanoglu, le réalisme spirituel Jean-Luc Douin, Le Monde , 21 Sept 2010 "Le choc, quand on voit un film de Kaplanoglu, dépouillé de musique et presque sans paroles, voué aux bruits animaliers, aux échos du vent ou de la pluie, est le défilé d'émotions, le chaos de sensations qui, dans les deux premiers films, ramènent sans cesse le héros à sa petite enfance, et dans le troisième le confrontent à ses rêves. Ce cinéaste a une approche du temps qui nous mène bien au-delà de l'époque où vivent ses personnages, et une façon de les regarder qui nous fait pénétrer dans leur âme. Il parle de son style comme d'un "réalisme spirituel", de son art comme d'une scrutation de la vie "à la lumière des puissances supérieures". Dans Yumurta frappait d'emblée une façon d'égrener de petits gestes anodins qui prenaient valeur de symbole. Une fleur dans un pot, un bol de lait, un puits envahi d'herbes, l'ode

Stasis films 1 (conceptual)

4'33" (1952/John Cage/USA) Empire (1964/Andy Warhol/USA) 485' Wavelength (1967/Michael Snow/Canada) 45' Sayat Nova (1968/Sergei Paradjanov/Georgia) 79' La région centrale (1971/Michael Snow/Canada) 180' Semiotics of the Kitchen ( 1975/Martha Rosler) 6'29" ( at UbuWeb ) The Reflecting Pool (1979/Bill Viola/USA) 7' The Cremaster Cycle (1995-2002/Matthew Barney/USA) Related: Stasis films 2 (landscape) - 3 (behaviourist) Bad TS = Good CCC (Schrader) / Oversparse Sound is just sound (John Cale) The aesthetics of silence (Sontag)

Minimalisme, Postmodernité et Arte Povera

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Esthétiques de la Postmodernité Caroline Guibet Lafaye , 2001, Paris-Sorbonne [ résumé PDF ] Donald Judd (Minimalist Sculpture) [..] La remise en question des frontières traditionnelles de l’art constitue une réaction contre le modernisme. Sans appartenir encore à la postmodernité, David Smith préfigure les réalisations proprement postmodernes de l’art minimal. [..] La sculpture n’entre dans une phase postmoderne qu’avec le minimalisme. La sculpture : architecture et non-architecture. Les structures axiomatiques Le minimalisme participe de concert avec le Land Art et l’art conceptuel aux changements fondamentaux de l’histoire de l’art perceptibles depuis le milieu des années 1960. Les expérimentations des années 1950 et du début des années 1960 sont, historiquement, à l’origine de ce courant au nom péjoratif, donné en 1965 par les critiques aux oeuvres de Donald Judd, Robert Morris, Dan Flavin, Carl Andre : le minimalisme.

Hypermodernisme

"La comparaison du cinéma avec les arts plastiques, montre que l'existentialisme semble devoir y nicher moins dans l'activité elle-même qui se soumet au médium et le déconstruit que dans une neutralisation sémiotique qui s'abandonne à la nature supposée du médium (transparence) pour laisser le réel s'exprimer lui-même. Appeler cette neutralisation 'moderne' et son contraire 'classique' est une mode, parmi d'autres. [..] [Le postmordernisme] a mis beaucoup de temps à pénétrer la sphère de la réflexion sur le cinéma et, d'ailleurs, n'y est pas devenu monnaie courante comme dans d'autres secteurs (les arts plastiques, la réflexion historique ou politique). Pourtant, note Laurent Jullier [ L'écran post-moderne , 1997], il y a une catégorie de films relativement récents qui se caractérisent soit par le ' recyclage des figures anciennes', soit par 'leur contournement ', catégorie que l'on peut envisager de

Bouquet for basho (Mehra)

Kunal Mehra (director of The wind Blows Where It will ) notified me of his latest short film made in homage to Basho (29 Aug 2010) : Matsuo Basho was a 17th-century Japanese haiku poet best known for his masterpiece Narrow Road to the Interior , a work composed during his nomadic travels through the Japanese countryside in 1689. "...Just then, moonlight poured through leaves and cracks in the wall into a corner of the room. I heard villagers in the distance as they banged wooden clappers and shouted at deer to go away. My heart and mind felt the utter aloneness of autumn..." In a few terse lines, Basho conjures up an entire landscape: both the actual moonlit landscape that he was experiencing that night, and the emotional vista that was unfolding in his mind at that time. His verses dissolve the lines between the seer and the seen, between the senses and the sensed object, creating an ephemeral oneness. In this short film, I picked ten haikus and attempted to visually t

Sound is just sound (John Cage)

"When I hear what we call music, it seems to me that someone is talking. And talking about his feelings, or about his ideas of relationships. But when I hear the sound of traffic, here on 6th avenue for instance, I don't have the feeling that anyone is talking. I have the feeling that sound is acting. And I love the activity of sound. And it gets louder and quieter, higher and lower, longer and shorter... it does all these things. I'm completly satisfied with that. I don't need sound to talk to me. We don't see much difference between time and space. We don't know where one begins and the other stops. So that most of the arts that we think of is being in time and most of the arts we think of is being in space. Marcel Duchamp for instance, began thinking of music as being not a time art but a space art. And he made a piece called "Sculpture musical", which means different sounds coming from different places, and lasting, producing a sculpture which i

Meditation vs Contemplation 2

Spot the differences: Meditation Contemplation Opening shot of Carlos Reygadas' Stellet Licht (2007) Related: Meditation mode? (bore) Meditation vs Contemplation 1