Entretien avec Nicolas Sallé (réalisateur du Brame du Cerf) Slow TV

 Il y a dans la Slow TV quelque chose qui ressemble à une provocation tranquille. Pas de rebondissements, pas de climax, pas même de fil narratif à proprement parler. Juste le temps qui passe, un paysage qui respire, des animaux qui vivent leur vie indifférents à la caméra. Et pourtant, des millions de spectateurs s'y arrêtent. 

La Slow TV a été popularisée en Scandinavie, en 2009, sous l'impulsion de la chaîne publique norvégienne NRK. Des programmes anti-dramatiques par principe — un trajet de train filmé en temps réel, une croisière côtière sur plusieurs jours, un feu de cheminée de huit heures — qui ont pourtant réuni des millions de téléspectateurs, au point de faire entrer un nouveau mot dans le vocabulaire des médias. Le genre repose sur un pari radical : ne rien faire advenir, laisser venir, et faire confiance au spectateur pour s'y installer.

En France, c'est Eden Production, avec le soutien de France Télévisions, qui ouvre le chemin. Nicolas Sallé en est l'un des premiers réalisateurs. Chef-opérateur de formation, spécialisé dans le documentaire animalier, il a contribué à des œuvres signées Yann Arthus-Bertrand, Luc Marescot ou Olivier Marin. Natif des Yvelines, il suit depuis des années la faune ordinaire d'Île-de-France (les rats de Paris, les insectes des jardins, le brame du cerf en forêt de Rambouillet). C'est précisément ce phénomène qu'il porte à la télévision en septembre 2025, dans ce qui constitue l'un des premiers programmes de Slow TV naturaliste française. La saison 2 est attendue le 7 septembre 2026 (sur France.tv / ICI paris Ile de France / Youtube / Tik Tok).

Nous l'avons rencontré pour parler de lenteur, d'improvisation et d'émerveillement. Mais aussi de plans fixes, de cinéma contemplatif, de l'imprévisibilité comme matière première — et du paradoxe singulier de chercher la nature devant un écran.

(Cet entretien a été réalisé par email le 25 août 2026)


Nicolas Sallé (photo © Olivier Marin)



UNSPOKEN CINEMA : Bonjour Nicolas Sallé, merci de m’accorder cet entretien. Vous avez déjà réalisé plusieurs programmes de Slow TV pour Eden et France Télévisions : Le Brame du cerf (saison 1 ; 2025), Les Grandes Marées du Mont-Saint-Michel (2025) et Le Sacre du Printemps (2026). Comment êtes-vous venu à la Slow TV ?


Nicolas Sallé : Olivier Marin et Tanguy Apel-Muller, deux amis et collègues de l’audiovisuel, m’ont recommandé auprès d’Eden Production pour la réalisation du premier programme consacré au brame du cerf. Natif des Yvelines, spécialisé dans le documentaire animalier et particulièrement attaché à ce phénomène depuis mon enfance, mon profil semblait cocher toutes les cases. Le courant est immédiatement passé avec Eden, nous avons alors élaboré un dossier destiné à l’appel à projets de France 3 Paris Île-de-France, que nous avons remporté.


UNSPOKEN CINEMA : On doit la popularisation de la Slow TV à la Scandinavie, et plus particulièrement à la chaîne publique norvégienne NRK, qui a réalisé des scores d’audience inimaginable pour des programmes résolument anti-dramatique : les sept heures du trajet en train de Bergen à Oslo minute par minute (en différé) ; la croisière minute par minute de la ligne Hurtigruten sur cinq jours et demi (en direct) ; la coupe des bûches pour un feu de cheminée de huit heures ; les huit heures de tricot, du mouton à la pelote (en direct) ; les neuf jours de croisière autour de l’archipel polaire de Svalbard (en direct)... La NRK semble engagée dans une véritable course aux records, repoussant les attentes à chaque nouvelle émission. Ces programmes sont pourtant très différents les uns des autres. Pensez-vous que ce soit la fascination pour la Nature qui relie le succès de ces émissions si différentes du format habituel de la télévision de divertissement ?


Nicolas Sallé : Je pense que la fascination pour la nature est en grande partie à l’origine du succès de ces programmes en effet. La slow TV et la nature sont intimement liées parce qu’elles nous invitent toutes deux à ralentir et à revenir à l’instant présent. Elles nous surprennent et offrent une parenthèse bienvenue, loin de la frénésie du quotidien où chaque seconde doit être rentabilisée. 

Il y a quelque chose de profondément apaisant dans le fait de regarder un paysage évoluer au fil des minutes, de se laisser porter par les gazouillis des oiseaux et le murmure du vent en espérant secrètement qu’un animal finisse par apparaître. C’est presque méditatif. Cette lenteur nous invite à la détente et nous permet de retrouver notre capacité de concentration et d’émerveillement, nécessaire pour prêter attention à des détails que nous n’aurions peut-être jamais pris le temps de regarder sans cela.

Et c’est là que réside tout le paradoxe. La nature nous fascine mais nos sociétés occidentales n’ont sans doute jamais été aussi éloignées d’elle. Nous l’objectivons, l’endommageons, et nous éloignons d’elle au point de ne plus connaître le nom des animaux, ceux des plantes, leurs particularités, leurs bienfaits et les liens qu’ils entretiennent entre eux.


UNSPOKEN CINEMA : La Slow TV repose sur une proposition radicale : ne rien faire advenir mais laisser venir. Thomas Hellum, réalisateur et producteur à la NRK, affirme que le principe fondateur est de ne jamais altérer la chronologie de l'événement. Diffuser dans son intégralité un événement permet aux spectateurs de se sentir en faire partie. Partagez-vous ce sentiment ? Quelle est la recette, selon vous, d’une Slow TV qui fonctionne en France ?


Nicolas Sallé : Cela me paraît également primordial. Concernant l’existence d’une recette miracle susceptible de fonctionner en France, il est difficile de répondre avec certitude, tant ce type de programme est encore récent dans notre pays et jusqu’ici presque exclusivement consacré à la nature.

Il est également délicat d’analyser et de comparer les résultats des programmes précédents, ou d’en extrapoler le potentiel succès par rapport à de futurs formats qui pourraient aborder des thématiques différentes (artisanat, cuisine, événementiel, etc). À mon sens, la réussite dépendra avant tout de la saisonnalité car pour fonctionner, un tel programme doit trouver son public au moment où celui-ci est disposé à passer du temps devant un écran. Les amateurs de slow TV consacrée à la nature entretiennent, par définition, un lien fort avec celle-ci. Il est donc évident que lorsque le temps est favorable et que les journées s’allongent, ils préféreront souvent aller directement à sa rencontre et en profiter pleinement, avec leurs cinq sens. Certaines périodes de l’année sont ainsi plus propices que d’autres pour s’installer devant un écran et apprécier ce type de programme.


UNSPOKEN CINEMA : Vous revenez le 7 septembre 2026 avec “Le brame du cerf (saison 2)”. Quelles leçons tirez-vous de votre expérience de la saison 1 (en septembre 2025)? Qu'est-ce qui vous a surpris — dans les réactions du public, dans la réalisation elle-même — et qu'allez-vous changer ou approfondir cette année ?


Nicolas Sallé : J’ai été très agréablement surpris par l’accueil réservé à la première saison du brame du cerf. Le programme a suscité un réel intérêt, tant de la part du public que des médias, ce qui était plutôt inattendu, tant il se situe aux antipodes des formats traditionnellement proposés à la télévision. Au-delà des chiffres, pourtant révélateurs, les nombreux échanges avec les amateurs du programme ont été particulièrement riches et enrichissants. Il était très touchant de constater que ce projet avait réussi à s’immiscer dans le quotidien de milliers de personnes et à les accompagner, jour après jour, pendant trois semaines.

Cette première expérience nous a également permis de mieux comprendre l’ensemble du dispositif afin de pouvoir l’ajuster et le perfectionner. Nous avons aujourd’hui une meilleure connaissance de l’autonomie de nos caméras, du comportement de nos micros face aux éléments, de la réaction des animaux vis à vis du dispositif mais aussi du rythme nécessaire dans les changements de caméras pour éviter toute monotonie et insuffler davantage de dynamisme au programme. Nous allons donc apporter de nombreuses évolutions pour cette nouvelle saison, à commencer par le lieu de tournage. En tant que réalisateur de documentaires animaliers, je travaille exclusivement avec des animaux libres et sauvages, non appâtés et sans dérangement. L’an dernier, pour différentes raisons liées aux délais, aux coûts et au caractère encore très novateur du programme, nous avons dû réaliser cette première édition à l’Espace Rambouillet. 

Cette année, nous avons tout mis en œuvre pour que le programme soit réalisé en pleine nature, en accord avec mon éthique et ma manière de travailler. Nous disposerons également de trois caméras supplémentaires afin d’enrichir encore davantage le programme, et nous effectuerons de nombreux ajustements concernant la qualité de diffusion, le travail du son, le rythme et, plus largement, l’ensemble de l’expérience proposée aux spectateurs.


UNSPOKEN CINEMA : Comment écrit-on un programme de Slow TV ? Peut-être n’y a-t-il pas d’écriture à proprement parler (dans le sens d’écriture documentaire). Existe-t-il un "scénario", ou bien tout repose-t-il sur le choix du lieu et du moment, et sur la disponibilité à ce que la nature improvise ?


Nicolas Sallé : On est effectivement très loin d’une écriture comparable à celle d’un scénario de documentaire. Je me pose avant tout la question suivante : quelle est la thématique de cette slow TV, et que sommes-nous censés y voir afin de retranscrire au mieux cet événement ? Dans le cas du Brame du cerf, mon souhait est de pouvoir observer ces cervidés tout au long de la journée, lorsqu’ils évoluent dans les clairières et s’affrontent, mais aussi durant les périodes plus calmes, lorsqu’ils se reposent, se rafraîchissent dans les étangs ou arpentent la forêt aux côtés des hardes de biches. Je vais donc effectuer des repérages en milieu naturel afin d’identifier les zones les plus propices aux différentes observations naturalistes recherchées. L’objectif est ensuite de concevoir un dispositif de caméras et de prise de son permettant de retrouver et d’observer ces animaux à n’importe quel moment de la journée, quelle que soit l’évolution de leurs activités.


UNSPOKEN CINEMA : Y a-t-il une grammaire visuelle propre à la Slow TV — des choix de cadre, de son, de lumière — que vous avez dû construire en amont ? Et pour la diffusion en direct, quelle est votre logique de montage : comment décidez-vous de passer d'un plan à l'autre, et comment gérez-vous l'imprévu ?


Nicolas Sallé : Je pense qu’en slow TV, comme dans tout langage audiovisuel, la grammaire visuelle est propre à chacun. Face à un même paysage, dix personnes réaliseront dix photos ou dix vidéos différentes, parfois avec des variations infimes, mais qui peuvent pourtant modifier profondément la manière dont l’image est perçue. Pour ma part, j’ai toujours eu un goût particulier pour les plans longs et fixes, dans lesquels l’image se suffit à elle-même et où l’on laisse le temps au spectateur de s’attarder et de se perdre afin qu’il puisse se créer sa propre histoire.

Concernant la logique de montage, elle répond une fois encore au rythme de la faune et à ses comportements naturels. En plein après-midi, par exemple, lorsque les températures sont élevées, on aura davantage de chances d’observer un cerf à l’abri, en milieu forestier, ou à proximité d’un point d’eau. À l’inverse, dans la soirée ou durant la nuit, les rencontres se dérouleront plus volontiers dans les clairières. Je privilégie ainsi, au fil de la journée, les caméras positionnées dans les zones où les chances d’observer la faune sont les plus importantes.

L’imprévu fait partie intégrante de ce type de programme, comme il fait partie intégrante de la nature. Parfois, tout se déroule comme prévu, le dispositif fonctionne parfaitement et les animaux se présentent exactement là où je l’avais espéré. À d’autres moments, des problèmes techniques peuvent survenir et compromettre la qualité du programme, tandis que la présence animale n’est tout simplement pas au rendez-vous.

Sur le plan technique, nous assurons une veille permanente tout au long du programme afin de pouvoir intervenir rapidement en cas de problème. En revanche, pour la partie animalière, nous devons accepter de ne pas tout maîtriser, cela se passe rarement comme nous l’avions imaginé. C’est aussi ce qui rend ce travail et cette passion si intéressants. Nous devons composer avec l’inattendu, accepter de nous laisser surprendre et saisir les moments qui se présentent à nous. C’est précisément cette part d’imprévisibilité qui rend chaque scène d’autant plus précieuse et émerveillante.


UNSPOKEN CINEMA : Votre travail dialogue-t-il avec le cinéma contemplatif — Andy Warhol, James Benning, Nikolaus Geyrhalter, Viktor Kossakovsky, Sharon Lockhart, Tacita Dean qui filment la nature ou le monde dans de long plans fixes — ou en êtes-vous délibérément distant, parce que la télévision impose une toute autre relation au spectateur ?


Nicolas Sallé : Oui, il y a sans doute un dialogue avec cette tradition du cinéma contemplatif, même si je ne considère pas Le Brame du cerf comme un exercice de référence. Ce qui nous rapproche de ces cinéastes, c'est d'abord la confiance accordée au temps et au regard. Nous essayons de résister à l'idée qu'il faudrait sans cesse relancer l'attention, couper, commenter ou provoquer l'événement. La nature possède son propre rythme, et le cerf, en particulier, nous oblige à cette patience.


UNSPOKEN CINEMA : Au cinéma, le plan long contemplatif installe une tension, une attente active. À la télévision, dans votre cas, produit-il plutôt un effet de lâcher-prise, de relâchement ? La salle obscure et le canapé changent-ils fondamentalement ce que la durée produit sur un spectateur ?


Nicolas Sallé : Nous sommes habitués à des récits qui organisent notre attention, nous promettent que quelque chose va arriver et nous donnent régulièrement les éléments pour comprendre, anticiper, contrôler ce que nous regardons. Avec Le Brame du cerf, c'est presque l’inverse, il faut accepter de ne pas savoir, de ne pas maîtriser les événements, ni la durée des images. Ça oblige inévitablement au lâcher-prise. Cela peut aussi générer de la frustration. On attend. On croit entendre quelque chose. On scrute. On espère voir apparaître un animal, qui ne vient finalement pas. Cette frustration fait partie de l’expérience, elle nous pousse paradoxalement à continuer, à rester attentif, à persévérer. Et lorsque, soudainement, un cerf apparaît, lorsqu'un animal traverse le cadre ou qu'un événement survient sans avoir été annoncé, cette frustration accumulée peut se transformer en véritable exaltation.

Quant à la différence entre la salle obscure et le canapé, elle me semble effectivement importante. La salle de cinéma est un espace qui concentre le regard et impose une forme d’abandon collectif pendant une durée déterminée. À la maison, la relation est beaucoup plus libre. On peut arriver, repartir, revenir, regarder distraitement, puis être soudainement saisi par quelque chose. Cette liberté peut justement renforcer le lâcher-prise. Le programme ne cherche pas à nous tenir en permanence, il nous invite simplement à accepter son rythme. Il peut aussi continuer d’exister dans un coin du bureau ou du canapé, parfois uniquement à travers le son, sans que l’on regarde nécessairement l’écran. C’est justement ce qui fait, à mes yeux, la richesse de ce programme. Il peut être vécu et expérimenté d’une multitude de façons, selon les moments et les envies de chacun. Et parfois, c’est précisément au moment où l’on cesse d’attendre quelque chose que l’animal apparaît.


UNSPOKEN CINEMA : Dans le documentaire animalier sans parole, on trouve des oeuvres contemplatives fortes : Bovines (Emmanuel Gras), Gunda (Viktor Kossakovsky), Bestiaire (Denis Côté), Baa Baa Land (Garth Thomas), Sweetgrass (Lucien Castaing-Taylor), Hiver Nomade (Manuel von Stürler)… La transhumance (une tradition française qui se perd) vous semblerait-elle un bon territoire pour la Slow TV ? Quelle est, selon vous, la prochaine frontière du format en France — un sujet, un territoire, une durée que vous n'avez pas encore osé ?


Nicolas Sallé : La transhumance pourrait sans aucun doute donner lieu à une slow TV formidable. Nous avons d’ailleurs déjà évoqué le sujet avec Eden. C’est toutefois un véritable défi technique, notamment en raison de l’immensité du territoire à couvrir et des nombreux aléas auxquels nous devons faire face.

Il est assez difficile de prédire comment les formats évolueront à l’avenir, car ce sont avant tout les diffuseurs qui en sont les principaux décideurs. Nous échangeons néanmoins avec Eden, depuis l’émergence des premiers programmes de slow TV, autour d’un projet nature qui s’étendrait sur 365 jours consécutifs. Reste à voir dans quelle mesure cela pourra prendre vie au cours des prochaines années.


UNSPOKEN CINEMA : Connaissez-vous le Sensory Ethnography Lab (SEL) de Harvard, à l'origine de documentaires artistiques comme Sweetgrass ou Leviathan de Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel, des oeuvres qui cherchent à restituer une expérience sensorielle brute, presque physique, du monde ? Cette approche ethnographique et immersive pourrait-elle ouvrir de nouvelles pistes pour la Slow TV ?


Nicolas Sallé : J’avoue ne pas connaître mais ne manquerai pas de me renseigner à ce sujet ces prochains jours.


UNSPOKEN CINEMA : Sweetgrass dépeignait une transhumance aux Etats-Unis. Mais le dispositif de Leviathan est extraordinaire : ils ont équipé les marins d’un bateau de pêche de bodycam et ont tendu des GoPros au bout de perches pour aller filmer aussi bien sous l’eau qu'au-dessus du bateau dans un seul mouvement. 
Quels sont vos prochains projets de Slow TV, ou de documentaires ?


Nicolas Sallé : Le champ des possibles est quasiment infini pour la slow TV nature. Olivier Marin, co réalisateur du Sacre du printemps et des Grandes marées du Mont-Saint-Michel, et moi-même avons déjà soumis des dizaines d’idées de slow TV à Eden, que ce soit autour des territoires ultramarins, des corridors écologiques ou encore de la transhumance. Nous espérons désormais que plusieurs de ces projets pourront voir le jour au cours des prochaines années et contribuer à faire évoluer encore davantage le genre.

Merci à vous pour ces questions particulièrement intéressantes auxquelles j’ai pris beaucoup de plaisir à répondre. Cela change des questions plus classiques dont j’ai l’habitude. J’aurais évidemment aimé m’épancher encore davantage mais le rythme est soutenu ces derniers jours.

Excellente journée.


UNSPOKEN CINEMA : Merci Nicolas Sallé pour votre gentillesse et ces réponses réfléchies. Bon courage pour le Brame du Cerf !



Le brame du cerf (saison 2), réalisé par Nicolas Sallé, et produit par Eden, débutera sur France.tv, ICI Paris Île-de-France, YouTube (de 17 à 22h) et Tik tok, à partir du 7 septembre 2026 à 18h (jusqu'au 28 septembre minuit)



(photo © Eden)



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Voir aussi la Slow TV scandinave et internationale sur Unspoken Cinema :





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