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Lisandro Alonso interview (Cineaste)

excerpts from : " Cinema Beyond Words " By: Dennis West and Joan M. West ( Cineaste , Spring 2011) Really interesting interview (spreading on 9 pages!), looking back on the trilogy : La Libertad, Los Muertos, Liverpool . The title is fitting, I like it. Sadly, they had to pimp it up on the magazine cover and word out the infamous " slow cinema " stereotype that any serious critic caring for cinema aesthetics beyond its formated speed should avoid like the plague... This shallow shorthand was particularly unnecessary since the interviewers never asked Lisandro Alonso to comment on this random appellation. Anyway. The interviewers seem very familiar with Latin American life and culture, which makes for an in-depth and pertinent discussion, although... overtly on the literary side unfortunately. For an article titled "beyond words", there is too much novel references and not enough visual mise en scène analysis. Which is inadequate for Lisandro Alonso's ...

Starting from basics all over again

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Related: Minimum profile   Amusement Arc   CCC timeline 2008   The virtue of contemplation (Aristotle)   L'immensité intime (Bachelard) Meditation mode (bore?)  /  Meditation vs Contemplation 1 - 2 Contemplation d'autrui et plénitude (Deleuze) The aesthetics of silence (Sontag) Losing the ability to contemplate art for itself  

Re-dramatization of the un-dramatic

I've been trying to explain the meaning of the adjective " contemplative " in the phrase "contemplative cinema" on this blog for the past 5 years... That the key to CCC, unlike any other form of cinema, is that there is NO action drive, NO overdramatization, NO rewarding denouement, NO proper conclusion per say. The point of CONTEMPLATION is that there is no incentive to stay there gazing at the screen for whatever time it takes. You stay because you want to watch, not because the film makes you stay by any manipulative trick of the mind. Or else it's not called "contemplation". If you're looking for other excuses to watch such films (contemplative films), then you're not interested in their contemplative mode and it's fine. Just don't bring it up if it's not the aspect you want to highlight in these films. Adrian Martin : "More usually, minimalist/contemplative films end with murders by shooting or knifing: sometimes a ver...

Frammartino (Quattro volte) entretien

Interview Michalangelo Frammartino 22 février 2011 ( critikat ) 6'26" Lire aussi: website officiel  / note d'intention [ PDF ] Quattro volte (critique contemplative) 1 - 2 - 3 - 4 - 5 -6 " La chèvre et le chou. Le Quattro volte de Michelangelo Frammartino " (Mathieu Macheret, Trafic , n°77, printemps 2011)

L'humanité de Dumont (Rouyer)

Cours de cinéma de Philippe Rouyer : "L’humanité" (1999) de Bruno Dumont 25 février 2011 ( forumdesimages ) 1h18' * * * Scénario de L'humanité (intro) lu par Bruno Dumont  ( 3bproductions ) 8'33" Scénario original écrit par Bruno Dumont [ PDF ] ( www.brunodumont.com ) “ Corps, espace, sensations. Le cinéma de Bruno Dumont ” (Estelle Bayon, 2006) [ PDF ]

Quattro volte (critique contemplative) 5

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LE CREUSET DES CONTEMPLATIFS Michelangelo Frammartino : "Dans le Quattro Volte , il n’y a pas de référent cinématographique direct. Cependant, je me suis souvent inspiré de l’oeuvre de certains grands cinéastes. Le premier qui me vient à l’esprit serait Béla Tarr. Dans son cinéma, la présence des animaux est essentielle. Damnation est selon moi l’histoire d’un homme qui se transforme en chien. Je pense souvent aussi à Bresson et à Au hasard Balthazar . J’aime le fait que les auteurs arrivent au cinéma en passant par d’autres portes, par d’autres arts. J’admire Michael Snow et son film La région centrale. Il y a aussi Samuel Beckett, qui a écrit un seul film, un court-métrage intitulé Film , et qui a été tourné par Alain Schneider en 1965. Dans les deux cas, il s’agit d’expérimenter avec un point de vue où l’homme n’est plus la figure centrale et où la machine est le dispositif d’enregistrement qui regarde. Ce sont là des grands exemples. Mon travail est plutôt artisanal. Les gran...

Æther (Christoph Keller)

Christoph Keller : "La proposition « Aether » s'appuie sur cette question, et considère l'Aether comme une métaphore de l'inconnu. L'Aether, c'est le vide, l'innommable qui nous entoure. La notion est ancienne, et j'utilise volontairement l'orthographe issue du grec. Pour Platon puis Aristote, c'est un cinquième élément, s'ajoutant aux quatre fondamentaux (terre, eau, air, feu), - ce qui donnera d'ailleurs plus tard le mot « quintessence ». Aristote parle d'un élément faisant circuler les autres éléments ; on le perçoit alors plutôt comme l'expression d'une énergie. Cela nous ramène jusqu'à la modernité et au XXe siècle, où deux conceptions s'affrontent face à l'inconnu : l'une voit l'« Éther » comme une énergie vitale, et l'autre comme une abstraction des sciences physiques (Poincaré et Einstein eurent de grandes discussions sur l'existence ou l'inexistence de l'éther…). Mais on voit que d...

Eléments Tarr (Arte)

"The Turin Horse" : Détail - Béla Tarr, éléments  de: Bertrand Loutte et Tom Weichenhain ( Arte , 10 Feb 2011) video 3' "Même sous la pluie, dans le vent, mon amour je t’attends" chantait Françoise Hardy en 1971. Et ces perturbations ne l’empêchaient pas de brûler pour son amant. On devrait fissa lui présenter Béla Tarr, le Hongrois rêvé. Ensemble, ils seraient dans leur(s) élément(s). Air, terre, eau, feu : revue de détail des quatre fantastiques, en cinq films (" The Turin Horse "; " Damnation "; " Werckmeister’s Harmonies "; " Satan’s Tango "; " The Man from London ").

Quattro Volte (critique contemplative) 4

LE PLAN "PERSONNAGE-PAYSAGE" Michelangelo Frammartino : "Une des questions du film est le rapport entre personnage et décor. Dans notre culture, l’homme est au centre de l’univers et les autres êtres constituent l’arrière-plan. C’est d’autant plus évident dans le cinéma, dont le langage est défini par la présence de la figure humaine dans le cadre. Un gros plan est un visage. Un très gros plan cadre les yeux et la bouche. Un plan américain étend le cadre jusqu’à mi-cuisse. Même un plan large se structure à partir de la présence de l’homme dans le paysage. Tout dépend de cette présence. J’avais envie de rééquilibrer le rapport entre la figure humaine et la végétation, les objets, les autres présences. Au début du premier épisode, le berger occupe le centre de la scène tandis que les animaux animent le fond. Ensuite le premier et l’arrière plan fusionnent, et les bêtes deviennent à la fin les protagonistes principaux. Les passages d’un épisode à l’autre sont précédés p...

Temps, Saint Augustin, Gus Van Sant (Dekens)

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Olivier Dekens : Le temps désigne généralement le milieu indéfini, homogène et caractérisé par son irréversibilité, où se déroulent les événements naturels et l'existence humaine. Il faut toutefois poser immédiate­ment une distinction essentielle entre le temps physique et le temps subjectif. Le premier, toujours égal, linéaire et mesurable, permet de situer les uns par rapports aux autres les phénomènes naturels ; le second, le temps tel que le perçoit la conscience, est au contraire marqué par une dissymétrie entre le passé, qui paraît constituer une totalité inerte, et un futur par définition inconnu. Il semble difficile de concilier ces deux approches. Le temps est pour Aristote la mesure et l'être même du mouve­ment (Physique). Saint Augustin souligne le rôle de la conscience dans la perception du temps, et affirme que le présent n'est qu'un point de transition entre un passé qui n'est plus et un futur qui n'est pas encore ( Les confessions ). Le temps est...

Turin Horse at Berlinale 2011

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A torinói ló (2011/TARR/Hungary) photo : Fred Kelemen Tarr Béla : "Normally, my films don’t have a message. The camera is an observer that captures the atmosphere of a moment and reacts to life. I don`t want to give the audience a message, I want to show it my image of the world. The camera has an objective point of view, I can only show you reality. Cinema is not like literature: It shows you only what is in front of the lense. You can`t fake it. [..] Nothing in my films is accidental. I hate contingency, mostly I know the whole film from beginning to end. When I close my eyes, I see the movie. I know what the script is, I know what the set is and I know who the actors are. If I change something, it is only to give the actors the opportunity to stay natural and spontaneous. I keep strict control over the camera work. [..] To me, actors are not really acting. I always tell my actors to do instead of playing. I as the director need to generate the right atmosphere for the ...

La pêche aux thons de Stromboli (Roelens)

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Stromboli (1950) de Rossellini, film du néoréalisme italien, avec un mode narration classique, n'est évidemment pas, dans son ensemble, un film que l'on pourrait qualifié de "contemplatif". Mais cette scène particulière, la pêche aux thons, intervient dans le déroulement narratif classique comme un interlude documentaire, sans direction d'acteurs, sans mise en place dialoguée. Une scène qui dénote par rapport au reste du contenu narratif de ce film. Une scène qui s'apparente aux expériences de montage d'Eisenstein peut-être. Les extraits de l'analyse qui suit, quoique centrée sur une lecture "polysensorielle" ou "synesthésique" révèle les pouvoirs narratifs autonomes d'une séquence purement contemplative : [..] La séquence de la pêche au thon (la fameuse cérémonie de la «tonnara») ferait basculer la diégèse, déjà chétive, dans le documentaire si elle ne constituait une épreuve qualifiante que la jeune femme s'impose à ell...