Poétique de la rêverie au cinéma (Adrien-Gabriel Bouché)
Dernière ajout à la page bibliothèque sur Unspoken Cinema : "Ainsi, le spectateur passe de l’expérience poétique à l’expérience esthétique sous l’impulsion du langage filmique. L’articulation des images, des scènes, des séquences sort en effet le spectateur de sa simple attitude contemplative pour engendrer un mouvement de pensée et le placer une nouvelle fois sur un seuil, à mi-chemin entre le vu et l’imaginé, entre sa passivité physique et son activité psychique, entre l’articulation des images du film et l’élaboration de ses propres associations mentales. Contrairement à la définition inaugurale qui en a été donné, la rêverie, au cinéma, ne peut être considérée comme un état de conscience passif pas plus qu’elle n’est, nous l’avons vu à travers le cinéma de Rithy Panh notamment, agréable. Si, dans son acception générale, la rêverie peut être vécue comme un temps de retrait visant à mettre le flux de l’existence à distance, au cinéma le spectateur est sans cesse confronté aux i...