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Showing posts from April, 2026

Attraits de Zuchuat (Corentin Lê)

Revue de presse du livre d'Olivier Zuchuat : Attraits de la durée (2025) dans la nouvelle revue en ligne critique et décoloniale, Emitaï : "Notre quiétude n’est que passagère Pour Olivier Zuchuat, si tous ces cinéastes s’épanouissent autant dans les interstices marginalisées du monde moderne, allant jusqu’à inventer des formes filmiques auprès des plus démuni·es, c’est entre autres car le cinéma, comme l’écrivait Jacques Rancière à propos de l’œuvre de Pedro Costa, « ne peut plus être l’art qui simplement rend aux humbles la richesse sensible de leur monde, [mais doit] consentir à n’être que la surface où cherche à se chiffrer en figures nouvelles l’expérience de ceux qui ont été relégués à la marge des circulations économiques et des trajectoires sociales ». [..]" Corentin Lê ; Attraits de la durée ; 3 avril 2026 in Emitaï Voir aussi sur Unspoken Cinema : Entretien Olivier Zuchuat (Microciné) Plans perdurant et points de montage (Olivier Zuchuat) Retrancher le monde. ...

Contemplative Absence in Kiarostami (Hessam Abedini)

"This article examines how Abbas Kiarostami’s The Wind Will Carry Us (1999) creates sacred experience through systematic absence within contemporary slow cinema aesthetics. While previous scholarship has focused on religious content in spiritual cinema, this analysis demonstrates how formal techniques—particularly strategic concealment and extended duration—generate contemplative states without explicit religious references. Drawing on Paul Schrader’s transcendental style theory and recent slow cinema scholarship, the article traces how Kiarostami adapts Persian poetic traditions, particularly concepts of pardeh (veiling) and the interplay between bāṭin (hidden) and ẓāhir (manifest), to create meaning through what remains unseen. The dying woman who never appears, the acousmatic voices of invisible characters, and the village spaces kept off-screen transform absence from lack into generative force. Through comparative analysis with international slow cinema practitioners like Bél...

Première gorgée de bière (Delerm)

"Au cinéma, on ne se découvre pas. On sort pour se cacher, pour se blottir, pour s’enfoncer." * * * "C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes - une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule. Parfois, on a envie de la croquer. Ce n'est pas bon, un peu amer, mais frais comme la cuisine de onze heures, cuisine de l'eau froide, des légumes épluchés - tous près, contre l'évier, quelques carottes nues brillent sur un torchon, finissent de sécher." Philippe Delerm, in " La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules " Lire aussi : “Philippe Delerm et le minimalisme positif” (Bertrand Rémi, 200...