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Tuesday, December 26, 2017

(Ap)prendre le temps ? Il faut savourer l'ennui (France Culture)

Il faut savourer l'ennui (Conférences France Culture; 26 dec 2017) 57'

Mardi des Bernardins du 14 juin 2016 au Collège des Bernardins (Vimeo)

« Notre territoire s’élargit, notre calendrier rétrécit ; l’horizon recule, la profondeur s’annule ; et les nouvelles générations circulent sur le Web plus facilement que dans la chronologie »
Régis Debray, Modernes catacombes, 2013
(Ap)prendre le temps ? - Les mardis des Bernardins from Collège des Bernardins on Vimeo.

Travail de mémoire, dictature de l’instant, présent omniprésent ou présentisme…

La terminologie du temps s’étend à l’infini. Question de vitesse ou de rythme, d’accélération du temps ou d’essor de l’urgence… à quoi fait-on référence ? Où sont passés les chaînons de la continuité ? Comment réintroduire du temps long notamment dans le temps médiatique ? Peut-on aménager le temps comme on aménage l’espace ? Alors que sous le nom de présent, le contemporain tend à devenir un impératif social et politique, le temps fléché instauré par la transcendance judéo-chrétienne perd la direction ultime qui lui donne sens : l’espérance…


Intervenants
  • Jean-François Clervoy, Astronaute à l’Agence Spatiale Européenne
  • Chantal Delsol, Philosophe
  • Gilles Vernet, réalisateur de "Tout s'accélère", 2016
Débat animé par David Abiker



Saturday, December 23, 2017

Desert Films (Gala Hernández)

From the Best Video Essay of 2017 list in Sight & Sound (dec 2017) :


Films desiertos: por una geopoética del desierto cinematográfico (6'04") Gala Hernández

Films desiertos: por una geopoética del desierto cinematográfico from Gala Hernández on Vimeo

Contemplative Films cited (in order):
  1. Gerry (Gus Van Sant, 2002)
  2. Freedom (Sharunas Bartas, 2000)
  3. El Cant dels Ocells (Albert Serra, 2008)
  4. La Région Centrale (Michael Snow, 1971)
  5. Proximity (Inger Lise Hansen, 2006)
  6. Cobra Mist (Emily Richardson, 2008)
  7. BNSF (James Benning, 2013)
  8. Fata Morgana (Werner Herzog, 1971)
  9. Desert (Stan Brakhage, 1976)
  10. Chott-el-Djerid: a portrait in light and heat (Bill Viola, 1979)

Monday, December 18, 2017

Béla Tarr & Agnes Hranitzky (videos)

6 years already since a Bela Tarr & Agnes Hranitzky film, and Tarr already said in 2008 that The Turin Horse (2011) would be his LAST film (and there is no reason not to believe him, he really hates it when people ask him to make another film).
Recently he made an exhibition titled "Till the End of The World" at the Eye filmmuseum in Amsterdam (21 january - 7 may 2017). Anybody visited this exhibition??? A Glimpse of the exhibition in this video.
I made two mistakes on this blog by calling him Tarr Béla because that's how names are presented in Hungary. What I didn't know is that he prefers his "westernized" name (firstname first, family name last) because it gives him an international stature, to escape his hungariano-centric culture. The second mistake was to exclude Agnes Hranitzky from the authorship of their work, as Bela Tarr prefers to present it, as a team job.
A homage to one of the greatest filmmakers of all time, and THE masters of Contemplative Cinema, here are some videos of Bela Tarr since his retirement, making conferences and interviews around the world, and managing his film school in Sarajevo : The Film Factory (2014-2017).


CONFERENCES :


INTERVIEWS :


FILM SCREENING INTRODUCTION : 

VIDEO-ESSAYS (inspired by Béla Tarr & Agnes Hranitzky) :


Sunday, December 17, 2017

Contemplative Spectatorship (Zen)

"Ensō" (=Circle in Japanese, Emptiness in Zen)

This thread is for all the Zen proverbs and aphorisms relating to the Contemplative Cinema, its making or its spectatorship. How to be a contemplative viewer?

I will post them in this place, in the comment section, as I find them. Feel free to post your own findings in the comments, or to comment your favourites.

Thursday, December 14, 2017

Wang Bing (France Culture 2017)

Wang Bing : "(...) J'ai effectivement vu son documentaire [Chung kuo - cina / La Chine, d'Antonioni, 1972]. Je l'ai vu une première fois, j'en ai vu une partie quand j'étais à l'académie du cinéma de Pékin. Et puis en 2012, j'ai revue une copie film et je peux dire qu'il a eu une certaine influence sur moi. Je me souviens que quand j'étais en train de faire le montage d'A l'Ouest des Rails [2003], y'a eu certain passages de mon film je n'étais pas sûr de moi, il y a eu certaines hésitations. Et je me souviens être allé aux archives du film de Pékin pour revoir ce documentaire d'Antonioni. Après avoir vu ce film, je me suis dis que ce que j'avais monté instinctivement était juste.
(...) Pour moi faire du cinéma c'est un mode de vie, c'est quelque chose qui fait parti de ma vie. Et puis par l'intermédiaire du cinéma ça m'aide à voir les gens, à les comprendre, à comprendre leur vie. Je suis aussi tout simplement un travailleur du cinéma, c'est un métier." (...) 
Jean Rouch (18 janvier 1976; INA) : "La caméra n'est pas un oeil, c'est un objectif. Là-dedans il y a toute une série d'intermédiaires. Ce sont des intermédiaires mensongers. Nous rétrécissons le temps, nous l'allongeons, nous choisissons un angle de prise de vue, nous déformons les personnages. Nous accélérons un mouvement, nous suivons ce mouvement, au détriment d'un autre mouvement. Donc il y a là tout un travail de mensonge. Ceci dit nous revendiquons quand même ce terme [Cinéma Vérité], en ce sens que pour moi, ce mensonge était plus réel que la vérité. Il y a un certain nombre de phénomènes, de faits humains qui nous entourent, de témoignages, qui ne peuvent être que des témoignages mensongers, qui sont ce que disent des gens dans un certain état, qu'ils ne diraient jamais autrement. Ce que je dis devant ce micro, je ne le dirais pas en face d'un pot de bière, simplement parce qu'il y a un micro. Et ce phénomène très étrange est une sorte de catalyseur qui pemet de révéler sans doute une partie fictive de chacun d'entre nous, et qui pour moi est la facette la plus réelle de l'individu."

Wang Bing : "La vérité au cinéma... je penses qu'à partir du moment où on prononce un mot, un terme, ça nous fait partir dans quelque chose de très abstrait. Bien sûr on peut dire qu'il n'y a pas de vérité au cinéma... Il y a beaucoup de théorie autour de ça. Les réalisateurs aiment beaucoup s'exprimer pour dire à quel point la vérité est impossible, qu'on ne peut pas l'atteindre par un travail d'un cinéaste. Bien sûr dans un certain sens il n'y a pas de vérité pure, parce qu'on est là avec cet outil caméra. Mais dans ma façon de travailler, en tout cas, moi, la façon dont j'entends les choses, je vois quelque chose, je suis animé par mon éthique, ma morale, j'ai une certaine connaissance de la vie, des choses, j'ai mes propres valeurs, et je transporte tout ça dans le moement ou je fais fonctionner ma caméra. Et c'est tout ça qui, réuni, fait que au final ce que je filme est en accord avec ce que je considère être la vérité de ce que je suis en train de filmer. (...)"

  L'Heure Bleue (France Culture; Laure Adler; 53') 7 décembre 2017