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Tuesday, July 17, 2012

Le temps philosophique (France Culture)


Au temps pour moi 
(Les nouveaux chemins de la connaissance; France Culture) 9-12 juillet 2012


1. Nietzsche : il nous faut oublier (09 juillet 2012) 59' [MP3]
avec : Céline Denat, ancienne élève de l'ENS, elle enseigne la philosophie à l'Université de Reims et appartient au Groupe international de Recherches sur Nietzsche sous la direction de Patrick Wotling
Aujourd'hui, Adèle Van Reeth reçoit Céline Denat pour évoquer Nietzsche et sa conception du temps
Bibliographie :
  • Ainsi parlait Zarathoustra : un livre qui est pour tous et qui n'est pour personne (Friedrich Nietzsche)
  • Considérations inactuelles, III et IV (Friedrich Nietzsche)



2. Proust et les horreurs de l'attente (10 juillet 2012) 59' [MP3]
avec : Nicolas Grimaldi, philosophe et professeur émérite à l'Université Paris IV-Sorbonne
Aujourd'hui Adèle Van Reeth s'intéressra à l'attente dans La Recherche de Proust en compagnie de Nicolas Grimaldi
Bibliographie : 
  • Proust, les horreurs de l'amour (Nicolas Grimaldi; 2008)
  • Essai sur la jalousie : l'enfer proustien (Nicolas Grimaldi; 2010)
  • Métamorphoses de l'amour (Nicolas Grimaldi; 2011)
  • A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)



3. Peut-on penser le présent ? (11 juillet 2012) 59' [MP3]
avec : Francis Wolff, professeur de philosophie à l'ENS-Ulm
Ce matin, c'est au temps présent que s'intéresseront Adèle Van Reeth et son invité du jour, Francis Wolff. Le présent est-il saisissable? Peut-il être défini de manière objective ?
Bibliographie : 
  • Temps physique et temps métaphysique (Revue de métaphysique et de morale;  2011)




4. Le temps des séries Télé (12 juillet 2012) 59' [MP3]
avec : Elie During, maitre de conférences à l'Université de Paris X-Nanterre
Lors du Forum Le Monde au Mans (en novembre 2011), Adèle Van Reeth a rencontré Elie During pour évoquer la conception du temps dans les séries Télé.




Voir aussi :

Monday, July 02, 2012

L'homme sans nom (Wang Bing/Didi-Huberman)



L'Homme sans nom (30 Mai 2012)  
Wang Bing : pour montrer, à travers son film L'Homme sans nom – qui apparaît comme le revers et le prolongement de son immense fresque À l'ouest des rails –, comment il est possible de faire, avec la plus grande modestie formelle qui soit, un acte authentique d'exposition des peuples, un acte d'écoute attentive et de pure délicatesse envers autrui. Comment, donc, l'artiste n'y « prend » aucune image de l'être filmé, mais se contente (il y faut beaucoup de travail) de nous la « rendre ».


Faire l'histoire des sans-noms (23 Mai 2012) vidéo 1h22' 
Inviter Arlette Farge : pour comprendre comment une pratique de l'histoire, fondée sur la « critique des discours » instaurée par Michel Foucault, peut délivrer, dans les « blancs » ou les singularités de l'archive, la parole et les gestes - même intimes - de ceux à qui l'on n'a pas voulu donner la parole ni la possibilité d'assumer leurs gestes singuliers. Arlette Farge est directrice de recherche à l'EHESS, historienne des comportements populaires au XVIIIe siècle et des relations entre le monde masculin et féminin à la même époque. Parmi ses derniers ouvrages : Essai pour une histoire des voix au XVIIIe siècle (Bayard, 2009).

Voir aussi :

Sunday, June 17, 2012

Wang Bing (EIFF)

Masterclass with Wang Bing
Edinburgh International Film Festival : 24 June 2012 (90 mins)
From his first film, West of the Tracks (2003), to his latest work, Wang Bing has brought rigour and compassion to the archaeology of the physical and social changes China has undergone since the Cultural Revolution. Not only a pivotal figure in Chinese documentary filmmaking, Wang is an artist whose work with time and space marks him as one of the most significant filmmakers of our time. At this masterclass, co-sponsored with the Scottish Documentary Institute, Wang will share his insights. Be sure also to see Wang’s Fengming: A Chinese Memoir, The Ditch, and Coal Money and Brutality Factory, all screening at EIFF.

Complementary screenings at EIFF :
  • Coal Money (2008/WANG Bing/France) 53'
    Brutality Factory; segment in omnibus : O Estado do Mondo (2007/WANG Bing/Portugal) 14' [video]
    [24 Jun | 13:20]
  • Fengming: A Chinese Memoir / He Fengming (2007/WANG Bing/China, Hong Kong) 186'
    [23 Jun | 13:45]
  • The Ditch (2010/WANG Bing/Hong Kong, Belgium, France) 112'
    [23 Jun | 17:15]

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Tuesday, June 05, 2012

Fogo (Olaizola)

Fogo (2012/Yulene Olaizola/Mexico/Canada) 1h01'
Cannes 2012 - Quinzaine des Réalisateurs
The deterioration of a small community in Fogo Island is forcing its inhabitants to leave and resettle. Places once occupied by humans are now becoming part of the tundra landscape. In spite of a condemn future, there are some residents who decide to remain, holding on to their memories and grieving for the past, when life in Fogo was different.

Interview :
"Basically in those kind of shots, where they are just walking and we are shooting the landscape, it took us a long time to set up the camera, to decide the place and to frame... So we were working on that for a few hours and then I just gave them directions from which point to which point to go. And everything else was all improvisation. They just had to walk. When I talk about improvisation, it's when they talk to eachothers in the dialogues. So the dialogues are really improvised. [..]
The film is about life, it's about people who love their land. I think all those concepts were appearing in the film little by little. Maybe I didn't have them all clear in my head. I was inspired by what I saw in that place. And one of the things that stroke me the most was to meet these two characters, Norm and Ron, who are young guys compared to the rest of the island's population. Thye never got married for exemple. They used to live outside of the island where they could find more jobs, but they decided to come back to the island even though they probably knew they couldn't find a woman there. But they don't care about that. they don't care about founding a family. They wanted to be in their land. That's one of the things I wanted the film to reflect. And that's why I decided to tell this story about this question of staying or leaving the island. [..]
I think the rhythm of the film is connected to the life on the island, where the people are really connected to Nature. The weather is one of the most important things. I exagerated the slow rhythm a little bit maybe to illustrate the idea that it's dying. That's why the characters sometimes stop and stare for a while. It was my way to reflect the idea that they were thinking about the end of something. The end of the life in that place. Or the end of the world. It was my way to say it in a subtle manner. [..]
If you see my other films, especially the last one, Artificial Paradises (2011), which I shot in a Mexican jungle, the connection with Nature and the character is also very special. But it was also because I chose a real character in Fogo, who was connected to Nature. So I don't show my personal connection with Nature, but theirs."


Related filmography :
* * *

La Nuit Nomade (2012/Marianne Chaud/France)



An ethnographic documentary on a small tribe, dying out to rural exodus, of 20 families in a remote valley of the Indian Hymalayas (Kashmir region). Marianne Chaud is a French student in ethnography who has been studying their language and is able to talk to them directly, without interpreters, which they are quite grateful and admirative about. She follows them in the harsh conditions of this high mountain climate, on foot, only assisted by a sound engineer, during a few months. A totally immersive document about real people victim of the exploitation of the luxury business (the kashmir wool) for which they raise kashmir goats at the price of great sacrifices for them and their families.

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Monday, June 04, 2012

Perception de la beauté cinématographique (Merleau-Ponty)

"Quoique le cinéma n'ait pas encore produit beaucoup d'ouvrages qui soient de part en part  œuvres d'art, quoique l'engouement pour les vedettes, le sensationnel des changements de plan, ou des péripéties, l'intervention des belles photographies ou celle d'un dialogue spirituel soient pour le film autant de tentations où il risque de s'engluer et de trouver le succès en omettant les moyens d'expression les plus propres au cinéma – malgré donc toutes ces circonstances qui font qu'on n'a guère vu jusqu'ici de film qui soit pleinement film, on peut entrevoir ce que serait un tel ouvrage, et l'on va voir que, comme toute oeuvre d'art, il serait encore quelque chose que l'on perçoit. Car enfin ce qui peut constituer la beauté cinématographique, ce n'est ni l'histoire en elle-même, que la prose raconterait très bien, ni à plus forte raison les idées qu'elle peut suggérer, ni enfin ces tics, ces manies, ces procédés par lesquels un metteur en scène se fait reconnaître et qui n'ont pas plus d'importance décisive que les mots favoris d'un écrivain. Ce qui compte, c'est le choix des épisodes représentés, et, dans chacun d'eux, le choix des vues que l'on fera figurer dans le film, la longueur donnée respectivement à chacun de ces éléments, l'ordre dans lequel on choisit de les présenter, le son ou les paroles dont on veut ou non les accompagner, tout cela constituant un certain rythme cinématographique global. Quand notre expérience du cinéma sera plus longue, on pourra élaborer une sorte de logique du cinéma, ou même de grammaire et de stylistique du cinéma qui nous indiqueront, d'après l'expérience des ouvrages faits, la valeur à donner à chaque élément, dans une structure d'ensemble typique, pour qu'il s'y insère sans heurt. Mais, comme toutes les règles en matière d'art, celles-ci ne serviront jamais qu'à expliciter le rapports déjà existants dans les œuvres réussies, à en inspirer d'honnêtes. Alors comme maintenant les créateurs auront toujours à trouver sans guide des ensembles nouveaux. Alors comme maintenant le spectateur éprouvera, sans en former une idée claire, l'unité et la nécessité du développement temporel dans une œuvres belle. Alors comme maintenant l'ouvrage laissera dans son esprit, non pas une somme de recettes, mais une image rayonnante, un rythme. Alors comme maintenant l'expérience cinématographique sera perception."
Les causeries (Maurice Merleau-Ponty; 6 novembre 1948) [PDF] [MP3]

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