Sunday, October 23, 2011
Los Herederos (Polgovsky)
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10/23/2011 08:11:00 PM
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HarryTuttle
Selectionné au festival de Venise 2008
Friday, October 21, 2011
Solitude (France Culture)
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10/21/2011 08:27:00 AM
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HarryTuttle
Les nouveaux chemins de la connaissance (France Culture) Adèle Van Reeth
série sur La Solitude (17-21 Octobre 2011) 4 x 50 min
Suggestion pour une filmographie CCC relative à la solitude :
Related :
série sur La Solitude (17-21 Octobre 2011) 4 x 50 min
- Seul sur le sable avec Robinson Crusoé (17 Octobre 2011) [MP3] 50'
à propos de la solitude de Robinson dans l'oeuvre de Michel Tournier
Jean-Pierre Zarader, historien de la philosophie et philosophe français, Professeur de philosophie au lycée Saint Martin de France à Pontoise, chercheur-associé à l'UMR 7171 de Paris-III – CNRS - L'invention du solitaire (18 Octobre 2011) [MP3] 50'
Dominique Rabaté, universitaire, essayiste - Seul avec à Dieu : la mystique (19 Octobre 2011) [MP3] 50'
Ghislain Waterlot - Walden, Henry David Thoreau (20 Octobre 2011) [MP3] 50'
Michel Granger
Bibliographie:
- Michel Tournier, Vendredi ou la vie sauvage (1971) / Vendredi ou les Limbes du pacifique (1967) / Gilles Deleuze, postface de Vendredi ou les Limbes du pacifique
- Pascal, Trois discours sur la condition des grands
- Rousseau, 1ère & Vème promenade, Les rêveries du promeneur solitaire
- Kafka, Lettres à Felice (traduction Marthe Robert)
- Sacha Guitry, Un soir quand on est seul
- Tomas Alvarez , Dictionnaire Sainte Thérèse d'Avila : son temps, sa vie, son oeuvre et la spiritualité carmélitaine
- Dominique de Courcelles, Ghislain Waterlot, La mystique face aux guerres mondiales, 2010
- Michel Cornuz, Le ciel est en toi : introduction à la mystique chrétienne, 2001
- Henry David Thoreau, Walden
Suggestion pour une filmographie CCC relative à la solitude :
- Hors Satan (2011/Bruno Dumont/France)
- The Hunter (2010/Raffi Pitts/Iran)
- Le quattro volte (2010/Michelangelo Frammartino/Italy)
- La Libertad (2001/Lisandro Alonso/Argentina) / Los Muertos (2003/Lisandro Alonso/Argentina) / Liverpool (2008/Lisandro Alonso/Argentina)
- Là-bas (2006/Chantal Akerman/Belgium/France)
- Les Hommes (2006/Ariane Michel/France)
- Into Great Silence (2005/Gröning/Germany)
- Sangre (2005/ESCALANTE/Mexico)
- Last Days (2005/VAN SANT/USA)
- Batalla en el cielo (2005/REYGADAS/Mexico)
- The Brown Bunny (2003/GALLO/USA)
- Uzak /Distant (2002/CEYLAN/Turkey)
- Japon (2002/REYGADAS/Mexico)
- What time is it over there? (2001/TSAI/Taiwan)
- Freedom (2000/BARTAS/Lithuania)
- The Straight Story (1999/LYNCH/USA)
- A Humble Life (1997/SOKUROV/Japan/Russia)
- Jeanne Dielman (1975/Chantal Akerman/Belgium)
- Le Moindre Geste (1971/DELIGNY/MANENTI/France)
- Tu imagines Robinson (1967/Jean-Daniel Pollet/France)
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Tuesday, October 18, 2011
Hors Satan (Dumont)
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10/18/2011 12:46:00 PM
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HarryTuttle
Paysage
J'ai écrit après avoir longtemps marché dans la zone. J'ai choisi des emplacements, ensuite j'ai rédigé le scénario. J'ai besoin de cette puissance de la nature pour donner de l'intensité à des scènes où souvent il va se passer des choses très simples. [..]
Oui, la mise en scène vise à rendre visible la force qui émane de personnages et de situations qui en eux-mêmes sont souvent ordinaires, ou pourraient passer pour tels en étant filmés autrement... Ces rapports de force constituent l'art probable de la mise en scène elle-même. [..]
Son
Tout est en son direct et « mono », ce sont exactement les sons correspondants à la prise, je ne les ai ni modifiés ni réenregistrés. Il y a des bruits que je ne désire pas, mais je les prends avec le reste, stoïquement - on entend même parfois les rails de travelling, ou la mise au point de l'objectif. Je ne travaille plus avec un monteur son, et il n'y a aucune post-synchro. La matière sonore est très riche, pas du tout domestiquée. Du coup, quand il y a du silence, on le sent bien et fort. [..]
Style impressioniste
Oui, ma manière de filmer a changé, elle est plus composée. Jusqu'alors, j'avais tendance à considérer que l'intrigue et ses personnages primaient, et que l'équipe de réalisation devait suivre. Je ne fais plus ça. On y perdait beaucoup sur le plan de la qualité des plans. Il faut que le bien joué soit bien filmé. Cette fois la définition de ce qu'on allait voir était beaucoup plus ferme avant chaque prise ; par exemple, il y avait un grand nombre de marques au sol pour délimiter les mouvements des acteurs. Ça change leur façon de jouer, et ils sont « bien filmés », au sens où les angles, les points de vue sont les plus riches. Cette manière de tourner contribue à donner de la puissance à des plans où il se passe quelque chose qui en soi peut être très banal. [..]
La composition des cadres, par exemple la place de l'horizon, donne du tempérament au sujet. Cette approche - celle du style - était déjà celle des romans de Zola, ou des tableaux impressionnistes : l'idée que le sujet doit être simple, ordinaire, et que ce n'est pas là que ça se passe. C'est dans le déploiement de la peinture, ou de l'écriture (ou de la mise en scène) que la chose a lieu. [..]
Spiritualité ordinaire
J'ai longtemps cherché comment filmer une telle situation d'une manière qui n'implique pas une relation à la religion. Je ne suis pas croyant, mon film ne contient l'exigence d'aucune autre foi que dans le cinéma. Puisque pour moi le cinéma c'est ce qui permet de faire place à l'extraordinaire dans l'ordinaire, et de laisser percevoir ce qu'il y a de divin chez les humains, de l'éprouver. C'est ce qui rapproche le cinéma de la mystique : la mystique dit « regardez la terre, vous verrez le ciel ». Eh bien le cinéma avec ses appareils peut faire ça. Et il n'y a plus besoin de religion pour autant. [..]
Il s'agit de se confronter à ce monde, et à la possibilité d'agir, pas d'aller prêcher ce qui est bien ou ce qui est mal. Le film ne fait pas la morale, il prend acte de gestes. Il est par-delà le bien et le mal, à sa manière. Et après, ça se passe dans le for intérieur de chacun : le film a vocation à susciter les réactions de chacun pour lui-même, pendant et surtout après le film, à partir des expériences éprouvées pendant qu'on le regarde. Je ne fais absolument pas un « cinéma d'idées », je fais un cinéma de sensations, à partir des paysages, des présences physiques, des sons.
extraits d'un entretien de Jean-Michel Frodon avec Bruno Dumont, à propos de Hors Satan (2011) [PDF]
Ecoutez:
- On aura tout vu (France Inter) émission de radio 15 Octobre 2011 [MP3] 46' Christine Masson et Laurent Delmas interview Bruno Dumont pour Hors Satan.
- La Dispute (France Culture) émission de radio 18 Octobre 2011
- Projection Privée (France Culture) émission de radio 22 Octobre 2011 [MP3] 60' Michel Ciment interview Bruno Dumont pour Hors Satan
Lire aussi:
Sunday, October 16, 2011
La Blessure (Klotz-Perceval)
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10/16/2011 08:00:00 AM
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HarryTuttle
Interview de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval à propos de leur film "La Blessure" à Cannes par Olivier Bombarda (Arte) 50'11" [FRENCH]
Related:
- La re-blessure des Roms (2010)
Saturday, October 01, 2011
Amusement arc
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10/01/2011 04:13:00 PM
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HarryTuttle
At the multiplex, you buy your theatre admission (if you watch cinema in its intended form) for about $10, and you get to seat in a dark auditorium for about 2 hours, in the same way, whether you want to watch entertainment or art cinema. Even though the press treats every film exactly the same way : as products of mass consumption that must entertain, uplift and inspire the widest majority and offend the least... these two types of cinema shall never be confuseable or interchangeable. People do not go watch entertainment like they watch an art film. The motivations, expectations and experience are fundamentally different. A pleasurable night out to watch any entertainment is NOT the effort to track down the only screening of the work of an artist we respect. The expectation of the mainstream audience for a seance of excitment at the risk of wasting 2 hours of your life if it bores you is NOT the expectation of a cinephile who chooses to discover and receive what the artist has prepared. The experience of entertainment consumers like playing a guessing game of what's coming next on screen is NOT the experience of an artfilm lover who waits patiently for the end without keeping the eyes on the watch or the cost-return ratio meter. The press should know better and not put the pressure of commercial imperatives on artfilms which purpose is not to entertain the masses, to capture the zeitgeist, to make mountains of money... NO. Artfilms should be recommended to daring spectators who are not merely seeking to shake off their boredom.
Obviously, when you judge a film from the lower side of the image (the "Zen garden") with the criteria of the upper side (roller-coaster) it inevitably fails to meet the expectation of an audience seeking for thrill, distraction, comedy and romance... But is it fair? Conversly if you judge a Hollywood movie (designed to entertain a bored crowd) from the serious criteria of Contemplative Cinema, it won't rank very high, but how often do we hear about that case? Hollywood doesn't create spectacle in opposition to "serious cinema" and CCC doesn't create free-form journeys to do everything Hollywood doesn't do, to be the polar opposite of the classic dramaturgy. They are 2 (of many) incompatible modes of filmmaking, narration and viewing. It doesn't mean they only exist as a negative of the other, they don't need a nemesis to justify their own style.
The roller-coaster is a paint-by-number loop circuit, an infinitely reproductible experience, designed to frustrate pleasure until it releases its promised load, surprises are planned by the script in a schemas begging the audience to take position, to make their predictions from a set of predetermined choices offered by the plot cues. That's how these movies are made and that's why people flood en masse to see them, perfectly satisfied of this formated dramatic arc.
The "Zen garden" is an open space (within the confine of a feature length film), a journey that is not piloted by assertive editing and directive dialogues, offering a vast environment to a floating gaze, a free observation that could be followed back or forth indifferently, because the narrative is not dependent on consecutive steps to proceed in order. And since the contemplative narration does not impose a deterministic plot, the universe of the film opens up the mind onto wider horizons, outside the screen, outside the film, because the film is bigger than the 2 hours of images present on the reels.
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